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Donc il y a bien Internet à Cachi, et même très rapide, très moderne. Pourtant, je me trouve dans une toute petite ville de près de 1000 habitants, au milieu d'une oasis de verdure, le long du Rio.

Mon étape d'aujourd'hui (340km, dont 150km de pistes) consistait à descendre la Ruta 68 direction Cafayate (au sud de Salta). J'y suis arrivé vers 14h00, pile poil pour me prendre quelques empenadas en terrasse. Ce premier tronçon est invraisemblable, des paysages lunaires, des déserts rouges, jaunes, mais très peu de vert (au bord d'un seul rio, qui a encore de l'eau) ! Il fait chaud, extrêmement chaud. Il n'y a pas d'eau, tous les rio et les arroyo sont asséchés, mais les paysages sont tout simplement sublimes et presque irréels pour moi. Je ne me doutais pas de tel endroit en Argentine.

 

 

 

 

Cette première vallée qui suit le Rio (j'ai oublié le nom, je le rajouterais plus tard) est de plus en plus désertique, passant de montagnes noires à ocre, en passant par une sorte de vert kaki, métallique... Je crois si je me souviens bien qu'elle est surnommée la Vallée des Peintres !

En arrivant a Cafayate, je découvre une petite bourgade vraiment agréable, une oasis à nouveau de verdure, mais cela n'empêche pas le soleil de cogner dur. En discutant avec le patron du resto, il m'a expliqué qu'ici il pleut à peu près 300ml d'eau par an et seulement en décembre/janvier. Il y a cependant beaucoup de Bodegas aux alentours de Cafayate. Comme quoi, le vin pousse aussi dans le désert :)

En repartant de Cafayate, par la Ruta 40 pour Cachi, j'ai traversé quelques petits pueblos très "authentiques". Très jolis.

Puis la ruta 40 se transforme en piste. Large et "confortable" au début, puis au fur et à mesure que l'on progresse elle devient petite et sinueuse. Cette route entre Cafayate et Cachi, la célèbre Ruta40, est hallucinante... A chaque sortie de virage, c'est un nouveau monde qui s'ouvre devant mes yeux, les couleurs changent, la végétation, et les dangers ! (Camions, chèvres, chiens, vaches, touristes...) Ces virages sont pleins de surprises !!! (du coup après mon premier chassé-croisé avec un camion dans un petit virage, j'ai arrêté de me prendre pour Sebastien Loeb ! )

Celle-ci est spécialement pour toi Tim !

Je suis finalement arrivé à Cachi à la tombée de la nuit (quel parfait timing n'est-il pas ?), j'ai trouvé une petite auberge de jeunesse, pas du tout animé, mais ce n'est de toute facon pas ce à quoi je m'attendais ici :) Les photos du Pueblos au petit matin arriveront donc demain. Quelques dernières photos d'aujourd'hui qui se passent de commentaires.

Youhou!!! Aujourd'hui je décolle pour 3 jours de rally :) dans les pistes et routes de la province de Salta.

Les prochaines nouvelles devraient arriver de Cachi, qui devrait normalement être ma première étape pour y passer la nuit.

Je me grouille, car... euh... comment dire... Je me suis encore levé à la bourre (réveillé par le loueur de voiture qui me l'a amené jusqu'à l'Hostel (si c'est pas du service ca) à 9h00) car hier soir c'était Parillas (Barbecue) avec Renato, Fernando, Hignacio et Tanke. Enorme soirée, autant que les morceau de barback, et off course, couché hier soir à 4h30... Tu peux pas refuser une Cerveza accompagnée de feuilles de coca et de discussions (tout en espagnol en plus !)

Je me sauve, à ce soir si Internet est arrivé avant moi à Cachi !

Dernière grosse étape de mon voyage... Salta !

Je suis bien arrivé aujourd'hui à 15h00 et j'ai tout de suite trouvé mon hostel (Merci François), le Prisamata (Le stress tue en français). Ça tombe bien, je prévoyais une semaine sans stress ici. Et ça commence bien ! En entrant dans la bâtisse, on tombe sur un premier patio avec des hamacs (ça annonce la couleur), le long du patio, des dortoirs sans fenêtres mais spacieux (et une fois de plus je suis le seul voyageur...), si on s'enfonce un peu plus on tombe sur une cuisine immense, là où j'ai un peu squatté avec Wahe, un des deux chicos qui tiennent l'hostel, à boire le maté, discuter un peu de Salta, de la culture local très différente du reste de l'Argentine (il y a encore ici une forte culture descendante des incas), de mon prochain road trip dans la province, le tout en dégustant des feuilles de coca. Je sens que je vais me plaire ici, il y a une ambiance "peace" un peu comme à El Aleph à Buenos Aires...

Je suis déjà allé me ballader un peu en ville, visité mon premier musée (le musée archéologique, super intéressant) et commence a planifier un peu ma semaine ici.

Normalement demain, je passe ma journée a Salta, réserve une voiture pour 3 jours. Puis je pense faire un petit circuit de 3 jours, en partant tout d'abord à Cafayate, puis Cachi (où je devrais dormir), puis le second jour vers Humahuaca et le troisième jour, retour à Salta. Ce qui me laissera encore le vendredi (apparement très animé à l'hostel) ici et le samedi, je décolle pour Buenos Aires, back in the Capital.

Et le temps ici ? Chaud, moite, un peu "tropical". Comme cela j'aurais eu presque tous les types de climat ! D'ailleurs aujourd'hui il pleut. Mais ça n'enlève rien à ma joie d'être ici !

A demain sûrement pour quelques photos de la ville.

J'entends par libre, d'avoir enfin la possibilité d'aller a mon rythme, de m'arreter quand il me chante... Bref, d'avoir son propre moyen de locomotion ! Et ca change absolument tout !

On a donc pris la route ce matin aux alentours de 9h30 (je dis "on", car j'étais avec le couple d'Australiens rencontré dans le bus pour Mendoza. (Ange & Ryan). L'objectif de la journée était d'aller au bout de la Ruta 7 coté Ouest (donc jusqu'au tunnel avec le Chili). Cette route nationale (que l'on voit au dessus, se récupere 30 km au sud de Mendoza, pas tres facile d'alleurs de trouver l'embranchement !

La journée a super bien commencé par un controle de Police en sortie de Mendoza. Je me dis, "pas de problemes, un simple controle des papiers du véhicule comme il y en a souvent et pfiout, on continue". Oui mais non ! C'était sans compter que ce matin je me suis levé un peu a la bourre (ca n'a toujours pas changé) et que pas tres bien réveillé, j'avais oublié d'allumer les phares de la petite Chevrolet Corsa qu'on avait loué... Et c'est la que le bas blesse. Car le policier commence a essayer de me faire comprendre (en espagnol) que les phares sont OBLIGATOIRES en journée (ce que m'avait précisé le loueur, mais si vous suivez bien, j'étais encore un peu dans le coltar) et que les oublier c'est une faute "GRAVE" (en espagnol dans le texte) et que ca m'en coute 735$ (en me montrant le proces verbal) et il rajoute "Confiscation du Permis de Conduire tant que l'amende ne sera pas payée".... La d'un coup je me sens super mal... On vient a peine de faire 10km en voiture de location, que ce charmant policier est entrain de m'expliquer que ben, il va falloir laisser la voiture sur place et vider mon compte bancaire si je veux espérer revoir mon petit bout de papier rose (il m'a d'ailleurs demandé 3 fois si c'était bien mon permis de conduire). Une seule solution, commencer a discuter avec lui (toujours en espagnol et tout seul, car mes petits australiens a coté n'en parlent pas un mot) pour lui expliquer que cette voiture on l'a loué juste pour la journée et que je ne savais pas que les phares étaient obligatoires, qu'en France ce n'est pas le cas et que je ne suis pas habitué et entrecoupé de certainement cent fois "Disculpe" (pardon) lui demander s'il n'y a pas une autre solution...
Il me l'a trouvé rapidement, en me montrant une ligne (don volontaire) de 150$. J'ai pas discuté, je les lui ai donné et j'ai récupéré mon permis (mais pas de PV bien sur... héhé).
C'est fou comme en situation de crise on arrive a s'exprimer dans une langue que l'on ne maitrise pas, je m'en suis étonné par la suite.
Vous comprendrez mieux la signification de la photo suivante : (c'est écrit "LIGHTS")

Le futé petit "pense-bete" d'Ange !

Apres cette premiere mésaventure qui a failli nous couter notre petit road trip, on a trouvé la Ruta 7 et on a commencé a monter, monter, monter... Au fur et a mesure que l'on prenait de l'altitude, on quittait les Bodegas (vignobles) pour rencontrer un paysage désertiques, aux couleurs changeantes du rouge au vert, en passant par le marong, le noir... Impressionnant.

Une route "presque" vide, de longues lignes droites, je me suis tout a coup retrouvé dans un autre monde que je n'imaginais pas ici. C'est gigantesque, vide, vallonné et tres peu humide... Quelques photos seront plus parlantes :

On ne se rend pas compte, mais cette falaise en bas de la photo fait certainement une centaine de metres de hauteur

Et au fur et a mesure que l'on continue la route, la neige commence a apparaitre sur les sommets (car c'est également la route du parc de l'Aconcagua)

La premiere étape fut Uspallata, pour acheter de quoi faire un petit sandwich. C'est amusant, on dirait une oasis perdue en plein désert de montagnes. Tout est vert, des arbres longent les rues et offrent une ombre franchement appréciée (car le soleil tape dur, on ne s'en rend pas compte, car le vent souffle tres fort aussi).

L'étape suivante est le tres connu Puente del Inca (Le pont des Incas). C'est un pont naturel emprunté par les Espagnols pour conquérir le sud du Pérou et de la Bolivie, puis emprunté une seconde fois lorsqu'ils furent chassés par San Martin, El Libertador.

Il n'est malheureusement plus possible de l'emprunter, car il est fermé au public depuis 2005 (je pense pour le conserver un peu). Quelques kilometres plus tard, on apercoit l'entrée du Parc Aconcagua. On a d'abord continué notre chemin (le sommet était sous les nuages) jusqu'a Las Cuevas, dernier pueblo étape avant la traversé de la montagne (anciennement par une piste qui grimpe dans la montagne) par le tunnel qui mene au Chili. C'est ici que nous avons fait demi-tour (il faisait bien froid !) La photo suivante est l'ancienne porte de l'Argentine, vu depuis la piste (Antigua Ruta 7) qu'on a essayé de suivre pour monter jusqu'au Christo Redonde (une statue du christ batie a 3384m de haut sur la frontiere entre le Chili et l'Argentine) mais on a du renoncer, la piste n'était plus praticable avec notre petite Corsa et je me voyais mal rester bloqué ici !

On est donc redescendu a l'entrée du parc (gratuite) pour aller se ballader un peu (ca faisait du bien de descendre un peu de voiture pour marcher un peu). Et bien sur, on a vu le second plus haut sommet du monde !! Et pour une fois, exception, me voila (encore un peu loin du toit des Amériques, mais plus tant que ca !)

Je sais, je fais la gueule, mais c'est que Ryan (l'Australien, faut suivre) a pris la photo avant que je ne décroche mon sourire de tombeur !

Apres une petite pause sandwich a l'abri du vent (qui parfois arrivait a me pousser), nous sommes tranquillement redescendu en direction de la plaine de Mendoza pour ramener la voiture avant 20h00. Et comme une journée si bien commencée ne pouvait se finir si facilement, sur le chemin du retour la route fut coupée plus d'une heure en raison d'une collision (malheureusement mortelle) entre deux poids lourds (faut dire qu'ils conduisent franchement comme des tarés ici...) et étant la seule route entre Santiago et Mendoza, je vous laisse constater le résultat :

Et il y en avait autant derriere nous et en face... Conclusion, en appuyant un peu sur le champignon sur le reste du retour, on est arrivé 5 minutes avant la fermeture de l'agence !

Pour finir, voici quelques petits "détails" qui se sont offerts a moi (et en ouvrant un peu les yeux)

Le chassé-croisé des caravanes de mules dans le parc Aconcagua (qui je pense ravitaillent le Camp de base)

Et sur les hauteurs, pres de Puente del Inca. Vous ne voyez rien ? Mais si, sur la crete...

Un Gaucho et son troupeau de chevaux.

Voila, c'est tout pour aujourd'hui, demain c'est petite journée a Mendoza (certainement la visite du parc le long de l'avenue Boulogne Sur Mer en francais dans le texte), puis de nouveau 20h de bus, direction Salta. Tant pis pour la Vallée de la Luna, ce sera la prochaine fois avec MA voiture ! :)

Donc peut etre a demain, sinon ce sera dimanche de Salta la linda ! (la belle)

Après 2 jours de voyages, me voilà arrivé à Mendoza (aujourd'hui à midi). L'auberge est de nouveau super sympa, tenu par deux étudiants, nano et david. Nano a d'ailleurs partagé sa carne du midi avec moi, c'était cool, car j'étais vraiment affamé !! Et surtout le plus important, j'ai pu prendre une douche (3 jours que je baigne dans ma saleté, hummmm !)

Et je suis passé d'un froid glacial et venteux à une chaleur écrasante ! En même temps, j'ai pratiquement traversé la moitié de l'Argentine en 48h de bus !

Je retrouve également un prix de la vie normal pour l'Argentine, que ce soit la nourriture, les cafés internet ou les coca en terrasse !

Je viens de me louer une voiture pour demain, afin d'aller voir cet Aconcagua de plus près. Je pense aussi aller jusqu'à la frontière Chilienne (mais je ne pourrais pas traverser pour aller jusqu'à Santiago, ce sera pour la prochaine fois). J'ai entendu dire que cette fameuse routa 7 (de Buenos Aires à Santiago du Chili) était sympa à faire. De nouveau de la route de prévu pour demain (400km), mais cette fois-ci, à mon rythme et à mon goût ! Et je ne vais pas partir tout seul, car j'ai rencontré un couple d'Australien qui voyagaient dans le meme bus que moi pour Mendoza, on fera donc la route a 3.

Le voyage jusqu'ici fut long mais agréable, j'avais pris comme option "Cama" (en gros, c'est la business class des bus, avec repas chauds, vin a volonté, et fauteuils larges et confortables). Pour 1000km, c'est franchement intéressant !

Voici les dernieres photos de Patagonie que je viens de quitter (a regret, mais pour mieux y revenir!), de grandes terres vides de vie, sans cesse balayées par des vents (parfois violents), froides, inamicales mais quelques parts, captivantes, attractives, ou le ciel, sans obstacles, prend ses aises et devient sans fin, imposant, immense, changeant... On se retrouve seul face a soit meme, face a ses pensées... Elles vont me manquer, c'est définitif.

Ce soir, je suis allé me faire un bon petit resto, sur les conseils de l'étudiante qui tient l'auberge avec David et Nano. Au menu, un Bife de Chorizo (500g de boeuf, bien saignant) une bouteille de Malbec et pour finir (et oui j'avais encore faim!) un tiramisu.... Rhaaaaaaa... La viande qui fond dans la bouche, le vin qui vient corser le gout et le tiramisu qui finit en adoucissant les papilles... Que du bonheur ! Je sais, c'est ni bon pour la ligne, ni pour le cholestérol, mais bon, faut savoir se faire plaisir apres 2 jours de bus !

Rendez vous demain soir pour quelques photos de mon premier road trip !

¡Hasta Mañana!

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