Comme il n'y a jamais de monnaie dans les petits kiosco, je récupère un chewing gum !

Bref, tout ça pour parler un peu du Prisamata à Salta. Désolé pour les jours 2 et 3 de mon roadtrip, mais ici entre les problèmes d'ordinateur, de l'impossibilité de lire mes photos et du nombre de gens qui squattent le PC, ce sera pour demain depuis Bs As. Prisamata, asi ¡no prisa! 

Prisamata, un lieu où l'on apprend à se détendre. Tenue par 3 argentins, Renato, Tanke et Fernando. Plus se greffe à cette "coloc" (c'est un peu le genre) El Nacho, un Chilien qui étudie la cuisine et qui le reste du temps squatte la télé. Les gens bougent beaucoup ici, on rencontre souvent du monde le soir et personne en journée, ce qui me permet de glander un peu avec les tenanciers et j'apprends vite, très vite comme ça. Mais c'est aussi de bonnes rencontres comme Perrine, une française qui parle super bien espagnol, en vadrouille pour 6 mois dans le coin, ou encore Ina, allemande pour 3 mois en Amérique du Sud (mais qui parle encore moins bien espagnol que moi, c'est dire... Du coup en Allemand ! Et à ce niveau je commence à l'oublier !) Et puis ça fait du bien de se poser un peu après ce voyage aux milliers de kilomètres. 

Le Prisamata, c'est un premier patio avec l'accueil, et des hamacs... Le bonheur...

Plusieurs chambres donnent sur ce patio, dont celle que j'occupe, puis on passe à la cuisine. Super grande, encore plus qu'à l'appart. Une table gigantesque s'étend au milieu, du coup c'est très convivial d'y manger.

Et rien que pour nous les touristes, de belles cartes de la région ont été peintes sur le mur de la cuisine. (le quadrillage en bas à gauche sur la photo est le plan de Salta, super pratique !)

Vient un second patio (tout est en longueur ici, même le temps!) ouvert (car le premier est couvert par des pales qui peuvent s'ouvrir, génial de voir le ciel de son hamac) avec la table de pingpong, puis enfin le dernier patio avec la Parilla, le coin fumeur. Le vendredi (donc aujourd'hui) c'est repas végétarien, préparé par trois frères et soeur rastas, délicieux ! Le temps passe lentement ici, tranquillement. Et de nouveau j'ai le sentiment de me retrouver dans une coloc. Le maté, la coca, les cigarettes, un peu de sprite et de bière et la journée se passe à merveille.

Je commence sérieusement à prendre le flip du retour... On verra, il me reste encore quelques jours back in Buenos Aires. Finir la boucle, retrouver les amigos y amigas du début, mais avec plus, beaucoup plus d'aisances en espagnol... Les ingrédients prometteurs d'un bon temps !

Bien sûr, les photos arriveront demain en même temps que le reste.

Edit: Les photos sont maintenant en ligne !

Buenos Aires, me (re)voilà !

Troisième et dernier jour de voyage. Au programme de la journée, la Quebrada d'Humahuaca en montant la Ruta 9.

Pour commencer la journée, je me ballade un peu dans la ville de Pumamarca, histoire de faire quelques photos.
Ce pueblo a su garder un certain charme malgré les flots de touristes qui arrivent par bus ou voiture de location... Tout est en pisé

Les couleurs des montagnes, le bleu du ciel et le vert de la vallée forment des toiles de maîtres, des cartes postales de pays lointain, là, juste devant nos yeux ébahis.

Petite curiosité de la route, on traverse le Tropique du Capricorne.

Le passage à Humahuaca est très décevant, d'entrée de jeu on se fait arrêter à l'entrée du pueblo pour nous expliquer un peu la ville, où sont les commerces, les artisans, blablabla, et surtout pour nous vendre une carte du pueblo... C'est là que de voyager avec un Argentin se révèle très pratique ! On ne reste pas à Humahuaca, seulement le temps de la traversée en voiture.

Dans le routard, ils expliquaient qu'après Humahuaca, à 40km au nord, commençait la puna et au milieu du trajet vers la Bolivie, Abra Pampa, sans intérêt et surnommée "Siberia Argentina". C'est suffisant pour pousser le voyage jusque là-bas. Les 40 derniers kilomètres avant la montée sur l'altiplano, désertique, sont, selon moi, la plus belle partie de cette Quebrada, des montagnes tout simplement hallucinantes. Dire que le routard déconseille de pousser au delà de Humahuaca... Amateurs ;)

Mais effectivement, après un col à 3870m, commence un désert de sable et de rochers (mais tout aussi impressionant !). Puis, sur une interminable ligne droite, on aperçoit Abra Pampa, tel un mirage. Rien de touristique, mais pour moi un autre monde qui n'a plus rien à voir avec l'Argentine que je connais. J'ai l'impression d'avoir mis un pied en Bolivie !

Après le changement du pneu arrière gauche (et oui, j'ai crevé sur les 20 derniers kilomètres de pistes après en avoir fait plus de 500 !), je laisse mes autostoppeurs là et j'entreprends mon retour sur Salta en descendant la Ruta 9. Je m'attendais à un axe principal, surtout entre Jujuy et Salta, mais non bien sûr, une nouvelle surprise ! Voilà à quoi ressemble la Ruta Nationale 9 sur près de 40 km entre Jujuy et Salta.

Elle traverse une forêt semi tropicale, c'est encore un choc,à peine à 50 km d'un désert sec et brulé par un soleil de plomb. J'ai quand même mis 2 heures pour faire la 60aine de kilomètres entre ces deux villes.

Et me voilà de retour dans ma petite "coloc", mais cette fois-ci blindée de français !! Un véritable débarquement ! Quel choc après 3 jours de pistes, un peu à la roots, solitaire et gigantesque, de retrouver la "civilisation française" !

En faisant mon petit plan de route, je me suis rendu compte de deux difficultés. La première, je devais franchir un col à 4170m et la seconde, que la piste entre La Poma (un peu après) et San Antonio de los Cobres était en "jaune" sur la carte, la légende précisant "Camino de Tierra". Et comme les pistes (bien praticables) sont des "Camino Consolidado", je me suis inquiété de savoir si ca passait avec ma petite clio de location (avec un super moteur 1,2 L)

Pour le premier problème, l'altitude, j'ai pris une aspirine le matin (merci FOX) et bien entendu, mes feuilles de coca.
Pour le second, ben ¡Me voy a la mierda! je me suis lancé à l'aventure.

Première étape à la Poma, pour acheter du pain, on ne sait jamais, car pour l'eau j'ai mes réserves. Je commence à suivre une voiture de location qui part aussi de Cachi (ça se reconnait TRÈS facilement) mais que jusqu'à l'embranchement avec la RP 33 (direction Salta), je souris, pour moi c'est la Ruta 40 qui continue, vive la liberté ! Jusqu'à la Poma, la piste est sympa, large et je fais une bonne moyenne : 1h30 pour 50 km c'est nickel.

A la Poma, je vais dans le "magasin" (y en a pas deux) une sorte de petit dépôt, dans une habitation classique et avec comme unique indication un logo Coca-Cola peint sur le mur, où derrière le comptoir se trouve un peu tout: médicaments, cigarettes, quelques paquets de buiscuits, des chips, des sacs de pain... Le marchand s'excuse de n'avoir que le pain d'hier, mais c'est parfait ! Je repose ma classique question ¿La ruta es transitable de aqua hasta San Antonio? (prononcez chuta et non ruta ici), et toujours la même réponse, pas de problèmes.

A la sortie de la Poma, la piste se rétrécit un peu et se ballade sur les flancs d'un Rio. Des paysages grandioses, des couleurs hallucinantes et un soleil de plomb (j'ai d'ailleurs maintenant un magnifique bronzage de routier !)

Puis j'arrive devant une multitudes de panneaux : Piste sinueuse, inférieure à 3m de large, vitesse limitée à 30km/h.... C'est là que l'aventure commence... Je n'aurais jamais cru une Clio capable de faire du tout-terrain de ce niveau...

La route comence à sévérement se rétrécir et à grimper en lacets. De nombreux arroyo (petits ruisseaux) traversent la route et à chaque fois c'est la crainte de noyer le moteur où d'arracher le bas de caisse sur un cailloux un peu trop gros. Des cailloux il y en a partout sur la route et si l'on rajoute à ça les virages en épingles passés en première, la montée c'est de la conduite !! Mais le bas de la montée du col m'a rappelé un peu les paysages d'Ecosse.

Bref, deux grosses heures de montée à une vitesse moyenne de 10 - 15 km/h. En arrivant à un col, je rencontre un 4x4 de deux Argentins allant au Chili, et dans l'arrière du Pickup, un français (Nico) et un argentin (Arial). Je vous laisse voir l'altitude du col sur les altimètres des deux Argentins !

 

A ce moment là, j'avais dépassé le toit de l'Europe ! Et le col à 4170m ne me fit d'un coup plus du tout peur ! J'ai quand même eu des petits vertiges lorsque j'ai un peu marché là haut. Mais rien de bien méchant ! De là, on peut voir des volcans de plus de 6000m, sur la vallée de San Antonio. La redescente fût du même topo que la montée, mais curieusement sans aucune crainte, peut-être encore un peu halluciné de ce col surprise à 4960m. C'est d'ailleurs à ce moment que j'ai compris que Abra signifiait Col et que j'ai vu sur la carte le fameux Abra del Acay à 4895m.

(Un joli fond d'écran à la Windows !!)

En arrivant sur San Antonio de los Cobres (3800m d'altitude) je recroise le 4x4 et les 2 autostoppeurs qui cherchent une autre voiture. A partir de ce moment là, le voyage se fait à 3, avec Nico et Arial qui remontaient la Ruta 40 d'Ushuaïa jusqu'à la Bolivie en Stop.

De San Antonio à l'embranchement avec la Ruta 52, les kilomètres défilent sans soucis, toujours dans des endroits plus désertiques que jamais... Et au loin, commence à se dessiner une immense tâche blanche. Au lieu donc de tourner à droite sur la Ruta 52 pour Pumamarca, on fait un petit détour sur la Salinas Grandas, traversée par la Ruta 52. C'est un immense lac asséché, laissant du coup un désert de sel à perte de vue. Le pauvre Arial avec ses coups de soleil sur les molets a bien souffert !

Toute la Ruta 52 est bitumée, l'ascension du col à 4170m se fait donc toute seule, sans aucun problèmes. En redescendant sur Pumamarca, de nouveau une vallée complètement différente, de hauts plateaux et de falaises vertigineuses.

On arrive enfin à Pumamarca, après une journée de piste un peu fatiguantes...

Pumamarca est un petit village tout en pisé avec un style colonial, c'est très réussi. Et c'est bien naturellement ultra touristique. Ceci dit, le village a su jusqu'à présent préserver son charme. Et cette nuit pour changer, c'est camping avec les 2 autostoppeurs !

Donc il y a bien Internet à Cachi, et même très rapide, très moderne. Pourtant, je me trouve dans une toute petite ville de près de 1000 habitants, au milieu d'une oasis de verdure, le long du Rio.

Mon étape d'aujourd'hui (340km, dont 150km de pistes) consistait à descendre la Ruta 68 direction Cafayate (au sud de Salta). J'y suis arrivé vers 14h00, pile poil pour me prendre quelques empenadas en terrasse. Ce premier tronçon est invraisemblable, des paysages lunaires, des déserts rouges, jaunes, mais très peu de vert (au bord d'un seul rio, qui a encore de l'eau) ! Il fait chaud, extrêmement chaud. Il n'y a pas d'eau, tous les rio et les arroyo sont asséchés, mais les paysages sont tout simplement sublimes et presque irréels pour moi. Je ne me doutais pas de tel endroit en Argentine.

 

 

 

 

Cette première vallée qui suit le Rio (j'ai oublié le nom, je le rajouterais plus tard) est de plus en plus désertique, passant de montagnes noires à ocre, en passant par une sorte de vert kaki, métallique... Je crois si je me souviens bien qu'elle est surnommée la Vallée des Peintres !

En arrivant a Cafayate, je découvre une petite bourgade vraiment agréable, une oasis à nouveau de verdure, mais cela n'empêche pas le soleil de cogner dur. En discutant avec le patron du resto, il m'a expliqué qu'ici il pleut à peu près 300ml d'eau par an et seulement en décembre/janvier. Il y a cependant beaucoup de Bodegas aux alentours de Cafayate. Comme quoi, le vin pousse aussi dans le désert :)

En repartant de Cafayate, par la Ruta 40 pour Cachi, j'ai traversé quelques petits pueblos très "authentiques". Très jolis.

Puis la ruta 40 se transforme en piste. Large et "confortable" au début, puis au fur et à mesure que l'on progresse elle devient petite et sinueuse. Cette route entre Cafayate et Cachi, la célèbre Ruta40, est hallucinante... A chaque sortie de virage, c'est un nouveau monde qui s'ouvre devant mes yeux, les couleurs changent, la végétation, et les dangers ! (Camions, chèvres, chiens, vaches, touristes...) Ces virages sont pleins de surprises !!! (du coup après mon premier chassé-croisé avec un camion dans un petit virage, j'ai arrêté de me prendre pour Sebastien Loeb ! )

Celle-ci est spécialement pour toi Tim !

Je suis finalement arrivé à Cachi à la tombée de la nuit (quel parfait timing n'est-il pas ?), j'ai trouvé une petite auberge de jeunesse, pas du tout animé, mais ce n'est de toute facon pas ce à quoi je m'attendais ici :) Les photos du Pueblos au petit matin arriveront donc demain. Quelques dernières photos d'aujourd'hui qui se passent de commentaires.

Youhou!!! Aujourd'hui je décolle pour 3 jours de rally :) dans les pistes et routes de la province de Salta.

Les prochaines nouvelles devraient arriver de Cachi, qui devrait normalement être ma première étape pour y passer la nuit.

Je me grouille, car... euh... comment dire... Je me suis encore levé à la bourre (réveillé par le loueur de voiture qui me l'a amené jusqu'à l'Hostel (si c'est pas du service ca) à 9h00) car hier soir c'était Parillas (Barbecue) avec Renato, Fernando, Hignacio et Tanke. Enorme soirée, autant que les morceau de barback, et off course, couché hier soir à 4h30... Tu peux pas refuser une Cerveza accompagnée de feuilles de coca et de discussions (tout en espagnol en plus !)

Je me sauve, à ce soir si Internet est arrivé avant moi à Cachi !

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